02 juillet 2010

Un retour de piscine mouvementé…

Voici un rêve que j’ai fait en mai.

J’avais emmené Enis, Enisa et Gavrila à la piscine. Au retour, une déviation nous avait forcés à emprunter un chemin inconnu. Nous arrivions dans une zone déserte, mais je sentais sur nous des regards malveillants. « Restez bien près de moi » dis-je aux gamins. Je voyais bien les deux garçons, je me retourne pour voir où étais la fille, et là, plus d’Enisa ! Où avait-elle bien pu passer ? Nous avançons vers une immense caravane entourée d’un auvent à forme peu commune : peut-être s’y était-elle glissée… Sous l’auvent, un couple nous sourit, mais je sens un sourire faux : méfiance… « Asseyez-vous donc… Voulez-vous boire quelque chose ? » L’homme et la femme se retirent dans la caravane, toujours avec leur faux sourire qui me rappelle vaguement quelque chose, mais quoi ? Les deux garçons observent les lieux sans mot dire ; je tends l’oreille.

« Ce sont eux, tu crois ?

En tout cas, la grande, c’est bien elle.

On en finit maintenant ou après ?

Maintenant.

Et les deux gamins ? Ils nous auront vus.

Les deux gamins ? Ils y passent aussi, pas de témoin !

Essayons mine de rien de savoir ce qu’ils cherchent, avant. »

Ils reviennent avec des boissons fraîches. Dans quelle mesure peut-on avoir confiance ? La soif l’emporte, et nous buvons les rafraîchissements. J’en dis le moins possible, me contenant de monosyllabes. Enis dit les quelques phrases qu’il connaît en français, mais Gavrila commence à raconter que nous sommes allés à la piscine, que je nage bien, et que nous cherchons Enisa. Le couple ne l’a pas vue, semble-t-il. Après un temps de silence, ils retournent dans la caravane, j’entends un loquet s’actionner, et impossible de sortir ! « Par là ! » s’exclame Gavrila, me montrant un renfoncement : voilà qui explique la forme étrange de cet auvent. Nous empruntons le renfoncement, qui se révèle être un couloir vers une autre pièce de l’auvent. Nous fermons la porte à clé, mais nous pouvons entendre nos poursuivants : « vous ne nous échapperez pas, nous allons vous tuer, et comme ça vous ne pourrez pas parler. Vous êtes dans un cul-de-sac, et jamais vous ne pourrez sortir, nous tenons la porte ! » « à condition de passer par la porte… » murmuré-je entre mes dents, à la recherche d’une éventuelle fenêtre. Justement, il y a un passage, mais au-dessus de notre tête, et obstrué par une toile, et impossible de l’atteindre… Alors, Enis sort un couteau de sa poche, et montre qu’il peut découper la toile. Certes, mais il est trop petit, et moi aussi… à moins que… Un mini-trampoline de plage est entreposé dans un coin : parfait ! Nous l’installons, Enis grimpe dessus, mais ne parvient pas à sauter assez haut pour atteindre la toile. Gavrila et moi le rejoignons, nous coordonnons nos mouvements pour ne pas tomber, puis je trouve la solution : porter Enis. Le premier saut porté rate, au deuxième Enis donne le premier coup de couteau à la toile, au troisième Gavrila manque de tomber et je le rattrape grâce à mon pied, nous entendons nos poursuivants s’acharner sur la porte, et enfin quelques coups après un passage assez large s’ouvre désormais à nous. Je suis la première à passer, grâce à une jolie chandelle : je me hisse, vois qu’au-dessus il y a des espèces de couchettes donnant sur des fenêtres : je me glisse dans l’une d’elle, puis parviens à ouvrir une fenêtre : au dehors, une rue très passante : nous ne risquerons rien. Enis me suit, puis Gavrila, qui crie qu’au moment où il a regardé en dernier il a vu la porte s’ouvrir. Une fois dehors, nous nous éloignons le plus rapidement possible, nous cachant derrière un camion rouillé stationné là depuis des années. Et, derrière ce camion, qui nous attendait là avec un grand sourire, il y avait Enisa. Où étais-tu passée ? lui demandé-je. « Là », me répond-elle en me montrant la route. Perplexes, nous reprenons notre route. Les autres ne nous ont pas suivis. Nous arrivons enfin à l’immeuble où habitent Enisa, Enis et Gavrila. Et ça y est, je me souviens où et quand j’avais vu ce couple auparavant : en compagnie d’un visage grêlé, dans un lieu qu’on surnommait le « Palais » : ils étaient des lieutenants du général Kachine* !

*cf. Un rêve bizarre (cocker, il n’y a pas la fin…), posté le 03 juin 2009 à 10h20.

Posté par ETK Onilatki à 20:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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